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Journal intime : La forêt enchanteresse

                                             Pensées au fil de mes errances

                               

                                           Livre de poche - 140 pages

 

La forêt dévoile parfois un pan de son mystère de vie à qui sait s’y ressourcer, à qui sait fuir le tumulte des activités humaines en évacuant pour un temps ses passions, ses joies et ses peines, avant d’y pénétrer.

 

Lumières diffuses et ombres portées, engendrées par la course de l’astre solaire qui monte au zénith ou dégringole au couchant, magnifient les grands arbres dont les silhouettes erratiques s’élancent dans le néant de l’immensité céleste. Mais les brumes et les pénombres y sont aussi présentes au petit matin, lorsque la moiteur du temps envahit les sous-bois.

 

Feuillages naissant au printemps, concerts de floraisons qui éclatent, annonçant ainsi la belle saison imminente, densité végétale de l’été, arborescences jaunies des jours d’automne, entrelacs de branchages dénudés dans la froideur hivernale, toutes ces parures changeantes sont autant de visages des bois et des forêts. La variété de tels agencements, éclairés ou non par les rayons solaires qui filtrent à travers la consistance des feuillages, est un spectacle agreste dont on ne se lasse pas.

 

Et du mystère de l’ensemble jaillit une âme, que certains nomment l’esprit des bois. Pour moi, c’est effectivement une présence, celle de l’âme du monde. Mais je devrais faire cette citation à l’imparfait, au temps où mes errances à travers bois, en quête de la Sagesse de la Création, se transformaient en eau de jouvence pour mes articulations.

 

                                                                        

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