© 2012
 
Une vie riche en activités :

 

 

                                  

 

A mes parents

 

 

- Fils d'une couturière, mais aussi fils et petit-fils d'ouvriers-métallurgistes,

 

               

   

   

           

               

               

       

 

               

 

            

 

              

 

   

 

                      

 

                  

 

     

 

   

 

   

 

   

                         

- Enfant de troupe à l'Ecole Militaire Préparatoire d'Autun,

 

                  Pour la Patrie toujours présent

 

   

 

     

 

   

 

                  

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

     

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

Après la classe de Math-Elem, mon capitaine aurait souhaité me voir intégrer la Corniche Mac-Mahon (option Histoire et Géographie) de l'école, compte tenu de mon cursus "classique" jusqu'en Rhétorique. J'ai préféré quitter ces lieux hospitaliers pour rejoindre la Corniche Lyautey (option Sciences) d'Aix-en-Provence, où, malgré tout, un important cours d'Histoire et Géographie était enseigné aux élèves.

 

       

 

 

- Enfant de troupe à l'Ecole Militaire Préparatoire d'Aix-en-Provence,

 

         Bien s'instruire pour mieux servir

 

   

 

   

 

     

 

   

 

      

   

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Liste des établissements ayant une Corniche en 1962-63

(classe spécifique de préparation à Saint-Cyr)

 

- Collège Stanislas de Paris (Corniche Gouraud),

- Ecole militaire préparatoire d’Aix-en-Provence (Corniche Lyautey),

- Ecole militaire préparatoire d’Autun (Corniche Mac-Mahon),

- Lycée Bugeaud d’Alger (Corniche algérienne),

- Lycée de Poitiers (Corniche Largeau),

- Lycée Chateaubriand de Rennes (Corniche militaire),

- Lycée du Parc de Lyon (Corniche Albert 1er),

- Lycée Dumont Durville de Toulon (Corniche Bournazel),

- Lycée Faidherbe de Lille (Corniche Faidherbe),

- Lycée Henri Poincaré de Nancy (Corniche Drouot),

- Lycée Hoche de Versailles (Corniche Hoche),

- Lycée Kléber de Strasbourg (Corniche Kléber),

- Lycée Michel Montaigne de Bordeaux (Corniche d'Amade),

- Lycée Saint-Louis de Paris (Corniche Leclerc),

- Lycée Sainte-Geneviève de Versailles (Corniche Postes),

- Prytanée militaire de La Flèche (Corniche brutionne).

 

Dans les années 1960, un tiers des candidats au concours d'entrée - option sciences - intègre l'école, bon an mal an. Ce taux peut atteindre la moitié pour les 2 autres options -   histoire-géographie, langues.

 

              4 photos de classes de Corniche en 1962-63

 

           Corniche Leclerc du Lycée Saint-Louis de Paris

 

    

 

   Corniche Postes du Lycée Sainte-Geneviève de Versailles

 

   

 

   

 

                 Corniche d'Amade du lycée de Bordeaux

 

  

 

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- Elève Officier d'Active à Saint-Cyr,

 

                   La fondation de Saint-Cyr

 
C’est en 1802, dans le cadre de la loi réorganisant l’enseignement public, que Bonaparte, Premier consul, décide qu’« il sera établi dans une des places fortes de la République une Ecole spéciale militaire, destinée à enseigner à une partie des élèves sortis des lycées les éléments de l’art de la guerre ».
 
L’Ecole fournit alors des officiers dotés d’une excellente formation militaire et morale ainsi que d’une bonne culture générale. Admission et sortie se font en fonction des besoins de la Grande Armée.
 
En 1803, cette « Ecole spéciale » reçoit ses premiers élèves, à Fontainebleau ; elle ne rejoint Saint-Cyr qu’en 1808. Depuis la fin de la 2ème Guerre mondiale, elle est installée dans le camp de Coëtquidan en Bretagne. Napoléon lui a donné un drapeau et sa devise :
 

"Il S'INSTRUISENT POUR VAINCRE"

 

Saint-Cyr est l'école par excellence de la jeunesse, où on entre sans calcul d'ambition ni d'intérêt, parce qu'on a soif de grand air et de mouvement, qu'on a le goût de l'action et une âme prête à se dévouer à la grandeur de la patrie.

 

 

              

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

      

 

- Saint-cyrien de la Promotion "Cinquantenaire du Serment de 1914"

    

   

 

     

 

   

 

   

 

   

 

   

 

       

 

       

 

   

 

     

 

 

- Sous-Lieutenant et Officier Elève d'Active à l'Ecole d'Application des Transmissions de Montargis,

 

               Par la foudre et par l'épée

 

   

 

   

 

 

- Sous-Lieutenant puis Lieutenant au 18ème Régiment d'Instruction des Transmissions à Epinal,

 

          Ardent et généreux

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

   

   

   

    

 

    

 

    

 

   

 

    

 

   

 

   

 

                 

 

    

 

        

 

    

  

   

 

    

 

 

- Lieutenant puis Capitaine au 43ème Régiment des Transmissions à Nancy,

 

            Soutenir sans faillir          

 

   

   

 

   

 

                 

 

                

 

                

 

   

 

   

 

   

 

   

   

   

 

   

 

    

 

    

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

     

 

   

 

   

   

 

   

 

     

 

   

 

   

 

   

 

    

 

   

 

   

 

   

 

     

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

                   

 

   

 

   

 

 

- Capitaine Breveté de l'Enseignement Militaire Supérieur / Technique, étant devenu une "porcelaine si rare qu'il ne faut point la casser" (c'est ainsi qu'on nomme dans la Grande Muette les officiers brevetés de l'enseignement militaire supérieur),

 

    Compte tenu de la pénurie d'officiers polytechniciens dans l'armée de terre, l'Enseignement Militaire Supérieur Scientifique et Technique a été créé pour former des officiers d'état-major, issus essentiellement de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, afin qu'ils puissent faire la synthèse entre les besoins tactiques des forces opérationnelles et les possibilités offertes par les sciences et techniques, eu égard à la réalisation des moyens de combat et des systèmes d'armes.

 

                              2ème Cycle de l'EMSST

 

Cursus de formation en Physique nucléaire : 2ème Cycle de l'Université (Physique) + Formations techniques à l'Ecole Militaire des Armes Spéciales et à l'Ecole des Applications Militaires de l'Energie Atomique (conception et réalisation des armements nucléaires et étude de leurs effets)

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

Principaux établissements où les stagiaires de la 36ème promotion de l'EMSST ont suivi préalablement un cursus de 2ème cycle :

 

- Centre Interarmées de Recherche Opérationnelle,

- Cours Supérieur Engins Missiles,

- Ecole des Applications Militaires de l'Energie Atomique,

- Ecole Nationale des Ponts et Chaussées,

- Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées,

- Ecole Nationale Supérieure des Pétroles et Moteurs,

- Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications,

- Ecole Supérieure d’Electricité,

- Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture,

- Ecoles Nationales Supérieures des Mines et Industries Minières,

- Institut National des Langues et Civilisations Orientales,

- Instituts d’Etudes Politiques,

- Unités d’Enseignement et de Recherche : Histoire, Droit, Langues, Physique, Chimie, Informatique appliquée à la gestion des entreprises.

 

Le directeur de l’EMSST nous avait un jour proposé en amphi cette thèse à débattre : « Comment des officiers, qui, à Cyr, n’avaient eu de saines attentions que pour la Mili (les activités militaires) et le Crapahut (l'entraînement sportif), y délaissant la Pompe (l’enseignement général) pour ces activités éreintantes, se retrouvent-ils, quelques années plus tard, sur les bancs des écoles supérieures et universités, en se plaçant le plus souvent parmi les meilleurs éléments » ? Personne ne trouva d’explications satisfaisantes à cet étrange paradoxe, sauf un de nos camarades, qui, plus tard, en sa prose glosa :

 

« Donc servez pour servir avec simplicité, en ayant pris du grade à l’université, et sans être nommé meilleur par le ministre, le blond soleil dissout l’ignorance sinistre. Etudiez la loi sans cesse et qu’on la lise. Et coupez les cheveux avant qu’on vous les frise. Portez des habits longs conformes à vos rangs, et surtout ne dormez pas assis dessus vos bancs. Dans les textes sacrés respectez les consonnes, si vos idées sont courtes elles n’en seront que bonnes. Quel est le faux ? Quel est le vrai ? Qui donc a tort ? Qui glose gagne ! »

 

 

              3ème Cycle de l'EMSST (36ème Promotion)

 

 

Cours de Formation Militaire Générale (Culture militaire générale + Etude des ressources humaines + Management des moyens) + Cours d'Enseignement Militaire Supérieur (Exercices tactiques de l'Ecole Supérieure de Guerre)

 

   

 

 

                      - Extrait de l'album de promotion -

  

 

. Stage des Illettrés (en tactique) : « Ils sont là les punis et tous les incurables en juillet rassemblés par quelques vénérables avec quelques amis venus de tous pays, celui-là de ses sables ou de Patagonie. Quels bons hallebardiers que ces étrangers-là ! Sur tous ces illettrés la vérité roula ! »,

 

 

. Ascension dans les ténèbres : « Nous étions déjà hauts dans la nuée obscure quand nous vîmes apparaître bien d’étranges figures ! »,

 

 

. Méthode de Raisonnement Tactique : « Veux-tu, dans la lumière inconcevable et pure, ouvrir tes yeux, par l’ombre appesantis ? Le veux-tu ? Réponds ! Oui ! criai-je. Et je compris ! »,

               

 

 

. Hymne à la glose : « Elle est la mère, elle est l’aurore, elle est le chant, l’éblouissement vaste, insondable, sublime. C’est de toute l’Ecole le bel hymne enivrant. Que serions nous sans elle, dans l’erreur ou l’abîme, gloire à la glose ! Gloire à l’aube où elle paraît ! Elle est l’aile radieuse aux divines pudeurs, elle égalise tout et par elle l’on plaît, et même les plus sots connaissent le bonheur. Elle est chère à tous ceux qui sèment dans le vent. Gloire a ses glorieux et saints frémissements ! Rendons lui grâce, car du monde les bornes atteignent, ô délices, les plus grands des sommets. Dans les plats les plus fades, les banquets les plus mornes, la sauce de la glose épice tous les mets ! »,

 

. Management : « Nous avons pour souci d’acheter et de vendre, nous sommes avant tout des hommes de trafic ; si l’on tombe si bas il faut que je l’explique : c’est qu’on songe à l’honneur moins qu’à la marchandise, c’est là tout notre but, autant qu’on vous le dise, donc lors de Management nous ne fumes pas tendres ! »,

 

    . Management des systèmes d’armes terrestres : « La nouvelle arme il faut prévoir, ne coûtant pas cher s’il vous plaît ; et qu’elle fasse tout sinon gare. Ce soir, que les calculs soient faits. Surtout il la faut amphibie, utilisable si possible, mais ce n’est pas le grand souci. Voici le résultat. Terrible ! »,

 

   . Atlas et Guibert : « Mordieu ! Quand arrivèrent Atlas puis Guibert, il y eut comme un frémissement sous la lune. Ce fut bien difficile d’essayer d’y voir clair. Et quinze jours durant ce fut une sacrée brume »,

 

    . Meuse : « Bien que ce ne soit pas la coutume d’avoir des colloques la nuit entre les capitaines, la guerre ayant souvent des chances incertaines, on était en conseil vu l’urgence. Il fallait lancer le grand filet. Ce qu’on peut dire c’est que très tard on glosa, pendant ce temps, l’ennemi, pas fou… se défila »,

 

    . Cologne : « Une bataille bah ! savez vous ce que c’est, de la fumée. A l’aube on se lève ; à la brume on se couche ; et je vais vous en conter une ; Cologne il faut la prendre, nous dit un général, avec la Méthode, ça se fera sans mal. Sur le Rhin, nous perdîmes de fort belle manière »,

 

     . Tonnerre : « Les batailles cela hurle, cela se tait, un sale brouillard vint et le ciel devint laid ; on voyait défiler les troupes de chaque arme, et nous dîmes : ils vont refaire leur vacarme. En Champagne se battit toute l’Ecole de Guerre ; avec sa solution nous ne vîmes pas très clair, et du sacré Tonnerre ne jaillit point d’éclair »,

 

      . Carnot : « On s’en doutait, ce fut bien plus subtil. De la toxicité de tout un tas de textes fallait se préserver ; ce ne fut pas facile, des gendarmes, un renfort nous dûmes appeler, qui nous enveloppèrent d’une glose fort leste. Nous eûmes bien du mal à pouvoir subsister ».

 

   

 

 

- Capitaine, puis Chef de Bataillon à l'Ecole Militaire des Armes Spéciales de Grenoble,

 

    L'Ecole Militaire des Armes Spéciales est issue du Centre de Perfectionnement de Physique Nucléaire, créé en 1951 au Fort de la Vitriolerie à Lyon. Le 1er octobre 1955, celui-ci prend le nom de Centre de Perfectionnement Atomique des Armes Spéciales (CPAAS). Le 1er juillet 1959, le CPAAS devient l’Ecole Militaire de Spécialisation Atomique (EMSA). Le 1er octobre 1962, l’enseignement des « armes spéciales » est réorganisé : l’EMSA et le 610ème Groupe d’expérimentation et d’Instruction des Armes Spéciales fusionnent pour former l’Ecole Militaire des Armes Spéciales (EMAS). Le 1er septembre 1970, l’EMAS est transférée au quartier de Bonne à Grenoble.

 

   

 

   

 

   

 

   

 

    

 

     

 

   

 

   

 

   

 

 

- Chef de Bataillon, puis Lieutenant-Colonel au 51ème Régiment des Transmissions de Trèves,

 

                   Fier d'y servir                   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

    

 

     

 

     

 

     

 

     

 

                   

 

 

- Lieutenant-Colonel, puis Colonel à l'Etat-Major de l'Armée de Terre,

 

     L'Etat-major de l'Armée a été créé le 6 mai 1890 à l'Ilot Saint-Germain (Paris).

 

   

 

   

 

   

 

   

 

 

- Colonel à la Direction des Recherches, Etudes et Techniques (Service des Recherches),

 

      La DRET est installée dans la tour DGA.

 

    

 

                 

 

- Colonel à l'Etat-Major des Armées,

 

    L'EMA se situe dans l'Ilot Saint-Germain.

 

    

 

    

 

   

 

    - Colonel à la Section Technique de l'Amée de Terre,

  La S.T.A.T. est l'héritière du Comité de l'artillerie créé le 18 Floréal de l'an III. Le créateur de ce comité, le Général de Gribeauval, a été le précurseur de l'artillerie moderne et le premier d'une lignée de savants, d'ingénieurs et d'officiers qui ont contribué au renom du Comité de l'artillerie et de ses héritières, la Section Technique de l'Armée, puis la Section Technique de l'Armée de Terre. Parmi ceux-ci, on peut citer le Maréchal Comte Valée, le Général Treuille de Beaulieu, le Colonel de Bange, les Généraux Sainte Claire Deville, Gras et Estienne et le Colonel Lebel.

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

    

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

   

 Compte tenu de ces états de service, la haute autorité de l'Arme des Transmissions aurait souhaité me faire accéder au grade de général, ce pour plusieurs années. J'ai décliné son offre, étant foncièrement fatigué, mais surtout je désirais être tout à fait libre de m'exprimer par l'intermédiaire de romans mêlant religions, philosophies et politiques, au gré de mes envies, et je souhaitais enfin pouvoir poursuivre des recherches avancées concernant les origines de mes ancêtres, tant au plan de la généalogie que de l'histoire, parcourant les arcanes des vieux grimoires à l'aide de la langue vernaculaire des siècles passés, voire des langues d'Oïl et d'Oc, sans oublier le latin ecclésiastique.

 

 

- Colonel au Service des Programmes d'Observation, de Télécommunications et d'Information,

 

        Le SPOTI est installé dans les infrastructures du Fort d'Issy-les-Moulineaux.

 

   

 

             

 

 

Je dédie cet album de photographies à mon père, car je lui dois d'avoir pu intégrer, après réussite au concours d'entrée, l'Ecole Militaire Préparatoire d'Autun et d'avoir pu y suivre un cursus scolaire normal en 7 ans : de la 6ème Classique (latin) à la 1ère Classique, puis la classe de Mathématiques Elémentaires. Du coup, après avoir rejoint la Corniche Lyautey de l'EMP d'Aix-en-Provence, j'ai intégré Cyr en bizut !

 

   

 

Je garde un excellent souvenir de ces 7 années passées à la "Boite" (EMP d'Autun), parcourant, en latiniste débutant et sous la houlette de Mr Coupireau, notre savant professeur de latin, et du brillant pédagogue placé à la tête de notre classe, l'Adjudant Lordier, parcourant donc, disais-je, les ruines d'Augustodunum (Autun), gallo-romaine cité universitaire (avec ses écoles méniennes vantées par Tacite) qui supplanta la Nouvelle Bibracte des Eduens : les Remparts, le Théâtre romain, la Porte d'Arroux, la Porte Saint-André, le Temple de Janus et le Cénotaphe de Couhard. Hélas, l'amphithéâtre avait disparu depuis longtemps !

 

Devise de la ville : "Roma celtica, soror et aemula Romae"

 

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

Certes, la vie familiale y fut quasi inexistante pour les enfants de troupe que nous étions devenus, et la discipline militaire, imposée par les officiers, sous-officiers et gradés de notre encadrement, fut le creuset où se sont assemblées et fondues nos origines disparates, qu'elles aient été sociales ou régionales. En écrivant ces lignes, une nostalgie m'étreint, un vague à l'âme m'envahit, car j'entends encore sonner, au plus profond de mon être intérieur, le clairon ou la trompette de cavalerie, instrument embouché par un "Ancien" pour faire résonner aux 4 coins de l'école une sonnerie martiale mais joviale qui accompagna chacun des réveils durant mon séjour en ces lieux familiers.

 

   

 

Ces jeunes années où un enseignement secondaire de qualité nous fut prodigué sous le sceau de la discipline militaire me furent plus que salutaires, car très exigeante est la carrière d'un officier français, où éthique du comportement, abnégation et grandeur d'âme sont les vertus cardinales mises à rude épreuve dès l'école de formation. En effet, la qualité première d'un officier n'est pas d'être brillant, mais efficace. C'est pourquoi, du fond de ma retraite, je n'hésite pas à crier, à pleine voix :

 

 

              "Chic à Cyr !"

 

                             

                                    Corniche Lyautey

 

 

          

                             1er Bataillon de France

 

 

- Scientifique de passion (docteur de 3ème cycle en géophysique et  docteur d'état ès sciences mathématiques), ayant été emporté par les glaces de l'océan glacial antarctique, 

           

 

 

- Chercheur invétéré en quête de l'histoire de ses ancêtres,

 

   

 

   

 

   

 

             

 

   

 

   

 

   

 

 

   

 

   

 

   

 

 

  

 

   

 

Quand l’histoire de la famille C(h)alenge se transforme en enquête de part et d’autre de la Manche

 

On relève quelques fameuses coïncidences temporelles à la fin du XIVème siècle. Car revenons à Symon Callyng(e), alias Wynterbourne, clerc, chapelain, qui fut institué Maître de l’Hôpital Saint-Jean d’Abingdon (comté d’Oxford) le 10 juin 1387. Rappelons-nous que quelques jours après cette nomination, il s’était introduit dans l’hôpital pour y fracturer un coffre où l’abbé enfermait des titres (probablement relatifs audit hôpital). Il avait emporté avec lui quelques-uns de ces documents (d’une valeur de 100 livres). Or une semaine plus tard, il est placé sous la garde du shérif du Middlesex, car on le soupçonnait de vouloir quitter l’Angleterre pour entamer des poursuites judiciaires contre le roi d’Angleterre et beaucoup d’autres personnes. Mais, si le 20 juin, une note du roi Richard II prescrivait au shérif du Middlesex de le libérer, c’est qu’aucun grief n’avait été retenu contre lui. Constatons donc que Simon Callyng(e) avait quitté Abingdon pour rallier le Sud de l’Angleterre. Dans quel but ? Afin de quitter le pays, c’est évident ! Après sa libération, qu’a-t-il pu faire ? Poursuivre son voyage, sans aucun doute ! Or 6 semaines plus tard, il est retenu prisonnier par le shérif d’Oxford. Où a-t-il pu se rendre entre-temps ? Certainement pas à Rome pour s’y présenter devant la curie romaine ! C’était matériellement impossible ! Par conséquent une seule hypothèse paraît envisageable : Simon Callyng(e) a pu se rendre en Normandie. Oui, mais pour y voir qui ? Peut-être l’archevêque de Rouen, Guillaume de Lestrange, qui avait été auparavant, en tant qu’évêque de Carpentras, nonce apostolique du pape Grégoire XI auprès du roi de France Charles V jusqu’en 1378 (par ailleurs, en 1377, puis en 1382, Guillaume de Lestrange avait été envoyé par le roi de France auprès du roi d’Angleterre pour traiter de la paix ou d’une trêve). Oui mais à cette époque, en 1387, lors du Grand Schisme d’Occident, l’Angleterre était restait fidèle à Urbain VI, pape de Rome, alors que le roi de France avait validé le sacre du pape d’Avignon Clément VII. Néanmoins, on peut penser que le pape de Rome, qui avait été reconnu comme pape légitime par le souverain d’Angleterre, ne pouvait lui porter aucun préjudice au risque de voir ce roi se tourner vers le pape d’Avignon. Par conséquent, seul le pape d’Avignon pouvait se permettre d’émettre des recommandations envers le souverain anglais. Or pour se présenter à l’archevêque de Rouen, Simon Callyng(e) devait être introduit, surtout en tant qu’anglais et en dépit de son état de clerc.

 

Souvenons-nous maintenant que Jehan C(h)alenge fut avocat et conseiller de l’archevêque de Rouen en 1380 (cf. le Douzième Livre). La même année, il rédige une note comme vicomte de Quatremare et de Rottot. Enfin en 1387, il est cité en tant que bailli de Louviers. L’année d’avant, on sait qu’un impôt avait été prélevé par ledit vicomte au profit du comte d’Alençon et du Perche pour « le fournissement et passage de la mer ». Il s’agissait évidemment de la Manche. Le comte d’Alençon avait donc en vue de franchir la Manche pour s’introduire en territoire anglais ! Dans quel but ? En fait, le roi de France Charles VI, qui avait alors 18 ans, s’était persuadé d’envahir l’Angleterre ! En 1386, il appareilla avec 200 navires qui rallièrent le port de l’Ecluse. Mais les oncles du roi avaient des vues divergentes et, du fait des tempêtes, la traversée fut remise au printemps 1387 ; au bout du compte elle ne se fit point. Et si ce Jehan C(h)alenge était issu de la même famille que Simon Callyng(e) ? Alors on pourrait envisager que ledit Jehan ait présenté Simon Callyng(e) à l’archevêque pour que celui-ci exprime son mécontentement à l’égard de l’abbé d’Abingdon. Ou alors l’archevêque de Rouen, ayant reçu Simon, pourrait lui avoir indiqué qu’il connaissait à Louviers un bailli portant le même patronyme que lui. Il s’en serait suivi un échange entre les 2 hommes, à savoir entre Simon et Jehan, car il est à peu près sûr que Jehan C(h)alenge aurait pu savoir, selon notre hypothèse et sans plus de précision, que ses ancêtres de Sées étaient d’origine anglaise, ou, à l’inverse, auraient migré en Angleterre. Et comme il fut serviteur de l’archevêque, on peut en conclure que Guillaume de Lestrange l’aurait su aussi. Qu’aurait fait ledit Simon par la suite ? Rejoindre l’hôpital d’Abingdon, c’est fort probable, puisque dans les premiers jours du mois d’août 1387, il fut placé sous la garde du shérif d’Oxford, dans le château de la ville, sous un chef d’inculpation qui n’a pas été précisé, mais avec la contrainte de ne pas quitter le royaume sans l’accord du roi, ni d’entreprendre d’actions qui auraient pu porter préjudice au roi et aux ordonnances du royaume. C’est donc qu’il a pu quitter l’Angleterre pour se rendre à l’étranger ! On connaît la suite. Après avoir été présenté au roi d’Angleterre à la demande de ce dernier, Symon Callyng(e) fut disculpé par le souverain, et c’est le sous-shérif d’Oxford qui a été mis à l’amende. Par conséquent l’interdiction de quitter le royaume, requise à l’encontre dudit Simon, a été annulée. Dans quel but ? Par simple gratitude ? C’est envisageable ! Car si le roi d’Angleterre lui donna implicitement l’autorisation de se rendre à l’étranger, c’est que le souverain ne craignait rien, ou bien qu’il avait ainsi la possibilité d’être renseigné sur les intentions du roi de France, notamment sur le fait que l’ost français devait franchir la Manche.

 

Alors cela signifie évidemment que Simon Callyng(e) aurait pu avoir des contacts avec une parentèle d’Outre-Manche !

 

Tournons-nous maintenant vers Jehan C(h)alenge, bailli de Louviers. En 1385, il avait obtenu le pardon du roi de France alors qu’il avait probablement tué son beau-frère ! Un document conservé aux Archives Nationales semble pouvoir nous apporter quelques précisions. En effet, en juillet 1385, Jean Chalenge, âgé de 38 ans (donc né en 1347 et probablement fils de Guillaume Chalenge de Sées, lequel pouvait être né, du coup, dans les années 1320), qui était familier et serviteur de l’évêque de Rouen, obtint du roi Charles VI des lettres de rémission, c’est-à-dire de pardon, pour une erreur de jeunesse. Laissant de côté les détails d’une sombre affaire dans laquelle le beau-frère de Jean avait trouvé la mort, nous suivrons les injonctions du roi qui, en accordant son pardon, ordonnait sur les faits un perpétuel silence. Pourquoi le roi avait-il accordé son pardon audit Jehan ? Y aurait-il eu une contrepartie cachée, puisqu’en 1386, Jehan C(h)alenge devint bailli de Louviers, ce qui paraît incroyable compte tenu du meurtre qu’il avait peut-être perpétré ? Certes, il avait probablement été soutenu par son archevêque, Guillaume de Lestrange, lequel était seigneur de Louviers. Par ailleurs, en 1387, suite à une révolte, les Lovériens furent astreints par les généraux réformateurs du royaume à payer une amende de 3.000 francs. Dix années plus tard, soit en 1397, la chambre des comptes du roi se manifestera enfin car cette amende ne lui avait toujours pas été versée. Or c’est Jehan C(h)alenge qui était bailli de Louviers en 1387, et donc responsable de la collecte. En 1397, il n’occupait plus cette fonction, étant devenu avocat du roi de 1393 jusqu’en 1415 au moins. Dans sa réponse à la chambre des comptes, il disait qu’il ne se souvenait plus avoir paraphé un rôle ordonnant cette collecte, alors que l’argent correspondant fut effectivement récolté. Où donc étaient passés ces 3.000 francs ? Il est fort probable que Jehan C(h)alenge les avaient subtilisés, car souvenons-nous qu’en 1385, le même Jehan demandait déjà à son beau-frère de lui donner de l’argent, lequel refusa et en périt. Pour se permettre d’agir ainsi, il est évident que Jehan C(h)alenge avait l’appui de l’archevêque de Rouen, Guillaume de Lestrange, et celui de Charles VI, avant que ce dernier ne soit définitivement écarté des affaires, vers 1393, eu égard à la folie dans laquelle il avait sombré. De tels agissements du roi de France et de l’archevêque de Rouen envers un simple bourgeois ne sont pas compréhensibles, hormis si une contrepartie, d’importance pour le royaume et plus ou moins secrète, avait été conclue avec Jehan C(h)alenge. Cette contrepartie n’aurait-elle pas été la fourniture de renseignements concernant les intentions du roi d’Angleterre ? D’ailleurs Jehan C(h)alenge était devenu noble en 1387, étant alors bailli de Louviers (cf. Manuscrits de la Bibliothèque Impériale, fonds des Cinq-cents Colbert - 175 v), preuve que le roi de France tenait à le remercier. On peut aussi envisager qu’un de ses fils fut un des officiers du prévôt d’Arras en 1406. En effet ledit prévôt était généralement chevalier ou écuyer. Pour autant, pourquoi ledit Calenge, prévôt de la cité d’Arras et fils putatif du bailli de Louviers Jehan Calenge, aurait obtenu un poste de prévôt hors de la Normandie ? Par vacance de ce poste ? Cela est-il crédible ?

 

Certes, on ne peut que constater des coïncidences troublantes, dans les années 1385, 1386 et 1387 ; entre l’emprisonnement de Simon Callyng(e), par 2 fois, pour l’empêcher de quitter le royaume d’Angleterre et sa relaxe par le roi Richard II, souverain de ce pays à l’époque de ces faits ; le pardon accordé par le roi de France Charles VI, pour fait de meurtre, à Jehan Chalenge ; la nomination de ce Jehan comme bailli de Louviers ; l’anoblissement (en 1387) dudit Jean ; l’intervention de la chambre des comptes de Paris qui se manifeste audit Jehan 10 ans après qu’une amende payée par les Lovériens ne lui ait jamais été versée ; la nomination très incertaine d’un de ses fils putatifs comme lieutenant du prévôt d’Arras en 1406, et enfin la similitude des patronymes de Simon et Jehan, respectivement Callyng(e) et C(h)al(l)enge (ou Challainge).

 

- Quêteur du sacré dans la chrétienté,

 

  

 

                    

 

   

 

                    

 

    

 

                     

 

   

 

                        

 

                     

 

                      

 

- Photographe amateur, adepte de l'argentique en Noir & Blanc et des effets rendus par les filtres, 

 

       

 

 

- Paysagiste fantaisiste,

 

  

 

  

 

  

 

  

 

  

 

    

 

   

 

  

 

 

- Portraitiste à l'occasion,

 

                       

                                      

                                   

 

 

 

                                  

 

 

                          

 

 

- Iconographe de petite volée,

 

         

 

     

 

  

 

- Romancier en tant qu'homme du 3ème âge,

 

      

 

 

- Wallon d'adoption, eu égard à un brillant trio féminin...

 

     

 

Depuis, Marie-Claire, une mienne cousine par alliance, a quitté le monde des vivants. En regardant cette photo, elle disait : "Les 3 Grâces sont vraiment au Top et j'envoie sans tarder le cliché à notre agent de presse pour notre Book ! Les Misses de France, de Navarre et même de Franche-Comté n'ont qu'à s'accrocher à leur couronne. N'en déplaise au sire Galtier (j'aime commencé à lire ton roman, j'aime beaucoup ce mélange de la Grande Histoire et de la petite histoire, de la vie des manants et seigneurs) !"

 

Elle avait rédigé un ensemble de saynètes ayant trait à sa vie de très jeune pensionnaire. Il est  intitulé: "Sous les Ailes Blanches - Une ancienne du 150"

 

En effet, dès l'âge de 7 ans, de 1957 à 1962, elle avait été placée par ses parents à l'Internat des Filles de la Charité sis au 150 de la rue Haute à Bruxelles. 

 

Voici quelques lignes de son préambule:

 

"Chez moi, bouleversée, ma plume se met à écrire ces petites tranches d'existence tapies dans ma mémoire depuis longtemps.

 

J'aurais voulu retrouver mes mots d'enfant pour raconter simplement ces petites anecdotes. Mais les années ont emporté le vocabulaire et les expressions de ce temps-là."

 

                   

 

- Dauphinois d'agréable allégeance...

 

   

 

   

 

   

 

Je n'oublie pas ma femme, qui, tout au long des mes pérégrinations de garnison en garnison, de mes périodes de formation où j'ai dû m'absenter du logis familial pendant 4 à 5 trimestres consécutifs, des nombreuses manoeuvres et exercices de transmissions auxquels j'ai participé à l'époque de la Guerre Froide, face à l'Est, au temps du Contingent - à savoir au 1er Corps d'Armée, au 2ème Corps d'Armée, mais aussi au PC de la 1ère Armée pour y renforcer la Cellule Feux Nucléaires - de mes multiples gardes ou permanences prises dans les différents quartiers et PC de divisions militaires, pendant une semaine, à Noël ou à Pâques, les samedis ou dimanches, de mes missions d'une semaine dans les pays européens, bref je remercie ma compagne, disais-je, qui a su faire face, avec courage et sans arrière-pensée, à la vie de famille que l'Armée de Terre offre et a offerte de tout temps à ses cadres mariés et en charge d'enfants.

 

     

 

- Grand-père à mi-temps,

 

   

 

                      

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

    

 

                     

 

    

 

   

 

   

 

   

 

                    

 

    

 

                    

 

   

 

   

 

   

 

                     

 

                      

 

                     

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

                   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

                     

 

    

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

                   

 

   

 

   

 

                     

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

                    

 

                    

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

     

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

                    

 

                  

 

 

- Et que vivent les personnes âgées, puisqu'elles sont les racines du temps,

 

   

 

 

   

  

                    

 

 

- Qu'adviendra-t-il de moi dans les prochaines années, pour peu que la Providence m'invite à prolonger mon périple terrestre ? Irai-je rendre visite aux pensionnaires de la Maison des Ancients, souffrant de la maladie d'alzheimer ?

 

"Alea jacta est", même si je n'ai pas encore franchi le Rubicon !

 

    

 

   

 

                              

 

                                                                                           

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